Conseil Général Départemental du département de la Vienne (86)

Blason et logo du département de la Vienne

Bienvenue dans le département de la Vienne (86) qui se situe dans la Région Aquitaine Limousin Poitou Charentes.

La ville administrative la plus importante (chef Lieu) est Poitiers.

Blason et Armes du département de la Vienne 86 Ancien logo du Conseil Général de la Vienne 86  avant qu'il change de nom Logo du Conseil Départemental de la Vienne 86

Président du Conseil Départemental

Monsieur Bruno Belin

Né le 8 juin en 1962 (55 ans)En fonction depuis le 02/04/2015. Nuance politique : Union pour un Mouvement Populaire (UMP).

 Twitter Officiel :https://twitter.com/brunobelin

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Le conseil général de la Vienne est dans la Région : Aquitaine Limousin Poitou Charentes.
Résultats des élections cantonales 2011 dans le département de la Vienne (86).

Le département de la Vienne est composé de 38 conseillers départementaux
Le departement de la Vienne a une superficie de 6990 Km2.

  • En 2012 la population représentait 430018 personnes avec une densite de 62 personnes par Km2.
  • Le Conseil Général de la Vienne intègre 3 arrondissements, avec 19 cantons.
  • Vous trouverez 281 communes dans le Conseil Départemental de la Vienne.

Le département de la Vienne en quelques mots

L’histoire de la Vienne est certainement l’une des plus troublées, des plus décisives et des plus sensationnelles de France. Vouillé, la Bataille de Poitiers, la Bataille de Taillebourg, trois rendez-vous historiques d’une égale importance cruciale dans ce que la France allait devenir, jusqu’à aujourd’hui.


Le climat viennois est parfaitement océanique, avec ses 111 jours de pluie par an, ses températures douces tout au long de l’année, et son ensoleillement moyen.


Lorsqu’on en vient à l’économie, la Vienne se porte plutôt bien au sein d’une région restée parfaitement dynamique. Ses secteurs évoluent en fonction de l’époque, en particulier l’agriculture et les services, et semblent s’adapter aux nouveaux enjeux.


Bien que la Vienne ne possède ni littoral, ni grand ensemble montagnard, le département fait œuvre d’une attractivité éclatante ! Poitiers et le Futuroscope y sont pour beaucoup, mais l’histoire générale viennoise ajoute à l’offre de services et de sensations, la promesse d’un séjour mémorable.


Les saveurs poitevines sont respectées et sans cesse mises à l’honneur en Vienne, surtout lorsqu’on avance sur la table un bon farci poitevin, ponctué par quelques macarons de Montmorillon en guise de dessert.


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Histoire et situation géographique

Le département la Vienne fait partie de la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charente et son chef-lieu est l’une des nombreuses villes aux cent clochers, la romane, j’ai nommé : Poitiers.

Même si la devise du département est « Demain vous appartient ! », jetons un petit coup d’œil à ce qui a fait la Vienne d’aujourd’hui ! Avant que le département ne naquît, la région qui le constituait était initialement appelée le Haut Poitou. En ces terres, vivaient en des temps reculés, le peuple gaulois des Pictons qui couronnèrent de leur nom la localité. Bien que très attachés à leur souveraineté, en atteste leur présence à la bataille d’Alésia, les Gaulois viennois ont laissé l’envahisseur les réorganiser dans leur administration. Les Romains avaient en effet un tel talent dans la négociation et la fédération qu’on en verra très rarement d’autres les surpasser dans l’histoire.

Après cette soumission, la Vienne devint le théâtre d’un des affrontements les plus déterminants de l’histoire de la France depuis ses premières heures : la lutte entre le roi Alaric II le Wisigoth et Clovis, roi des Francs. L’armée franque, dirigée par son bon roi et par son premier fils, Thierry, traverse la Loire en direction de Poitiers afin de rencontrer l’envahisseur du sud. Heureusement, ce dernier n’est plus en posture de recevoir de l’aide de la part des Ostrogoths, trop occupés à maintenir leur souveraineté face aux Byzantins, sans doute alliés à Clovis. A l’aube, les deux armées se font face, dans la plaine de Vouillé, en 507 de notre ère. Comme à leur habitude, les Wisigoths ont certainement adopté une stratégie de charges régulières, auxquelles les Francs ont opposé leurs fameuses haches de jet, les francisques. Puis, lorsque le premier choc de fantassins est engagé, Clovis se lance dans la bataille, repère Alaric II, s’élance vers lui et le tue dans un affrontement singulier. Cette victoire marque pour les Francs l’ouverture des terres d’Aquitaine vers lesquelles Clovis et son armée se ruent en massacrant tous les alliés des Wisigoths, dont l’infanterie auvergnate. C’est aussi après cette bataille que le grand roi des Francs choisit Paris comme capitale de son nouveau royaume.

Après ces événements, le Haut Poitou est intégré au duché d’Aquitaine sous l’impulsion de Dagobert qui y voit l’occasion de placer une partie cruciale du territoire sous la direction de princes de sang. Puis une autre heure de gloire vint s’imposer dans le département de la Vienne en une période redevenue sombre lors de l’irrésistible avancée des Sarrasins. Ces derniers, menés par Abd-El-Rhaman, avaient d’ores et déjà marché sur l’Ibérie, les Pyrénées et se dirigeaient en 732 vers la Loire. Dans la plaine de Moussais-la-Bataille, à côté de Poitiers, ses troupes firent finalement face à Charles Martel et ses trente mille hommes. Sous les symboles du croissant et de la croix, les troupes se firent face pendant plusieurs jours. Enfin, Abd-El-Rhaman donna l’ordre de l’attaque et ses chevaux furieux vinrent se fracasser contre l’acier des armures franques. Enserré, Charles Martel livre un combat acharné et contient la fureur sarrasine pendant qu’Eudes d’Aquitaine pénétra les campements civils à l’arrière de l’armée ennemie où il opéra un massacre méthodique. Se retournant vers ce drame, Abd-El-Rhaman hurle la retraite et se précipite vers son peuple. Arrivant parmi les premiers, le chef arabe se fit tuer sur le champ. Désorganisée et sonnée, l’armée sarrasine ne mit pas longtemps avant d’être totalement défaite, vaincue et réduite en cendres. On connaît aujourd’hui cet événement en tant que la glorieuse victoire de la Bataille de Poitiers. Du même coup, c’est aussi pendant cette bataille que la dynastie carolingienne est née.

Entre le IXème et le XIIème siècle, des existences rocambolesques donnent lieu à des histoires dignes des plus grandes pièces antiques, en particulier lorsqu’on conte le destin de Guillaume IX, dernier duc d’Aquitaine de la maison de Poitou. Nous vous invitons à consulter son récit, qui entra notamment en résonnance avec l’issue heureuse de la bataille de Taillebourg en 1242, ayant permis la répulsion des Anglais pour encore un bon siècle. Malheureusement, le Prince Noir d’Angleterre, un siècle plus tard, mit à genoux le roi Jean de France, lorsque ce dernier mobilisa une armée supérieure en nombre qui pourtant a été matée avec toute l’amertume d’une débandade alourdie par le bilan journalier de 11 000 fantassins et 2 000 cavaliers tombés au combat. Malgré sa ferveur dans la bataille, Jean de France se rend, sa hache d’arme dans les deux mains, et est conduit à Brétigny pour un traité abandonnant le Poitou à l’Angleterre le 8 mai 1360.

Après l’annexion, le protestantisme se répand dans la région à toute vitesse, grâce notamment à la présence de Calvin à Saint-Benoit et à Croutelle. Le département de la Vienne a par conséquent été une fois de plus le théâtre d’un affrontement historique : les huguenots contre les catholiques. Le 3 octobre 1577, le climax est atteint et c’est cependant entre la Vienne, les Deux-Sèvres, non loin d’Assais-les-Jumeaux que deux troupes, fortes de 12 000 fantassins et 7 000 cavaliers du côté protestant sous le commandement de Coligny, et de 18 000 et 9 000 chevaux sous les ordres du duc d’Anjou, se confrontèrent. Henri IV, en plein dans son ascension, participa aux côtés du duc, à la déroute des huguenots.

Fort heureusement pour la Vienne, elle parvint ensuite à se tenir éloignée de tout conflit aussi lourd de conséquences que ceux qu’elle avait déjà vus se dérouler sur ses terres écorchées. Le département fut ensuite créé à la Révolution française, comme beaucoup d’autres départements français.

Climat

Le département de la Vienne possède un climat tout ce qu’il y a de plus océanique, avec un été plutôt frais et un hiver assez doux. Toute l’année est d’ailleurs placée sous le signe de la douceur, avec une moyenne thermique de 14.4°C.

Pour ce qui est des critères majeurs, concernant le climat océanique, on comprend qu’il comporte un nombre de jours de pluie assez élevé, avec une moyenne située aux alentours des 111 jours par ans. Une fréquence élevée qui cependant ne justifie pas une quantité pluviométrique importante, puisqu’elle ne s’élève qu’à 680 millimètres en moyenne par an. Pour ce qui est de sa Némésis, l’ensoleillement, il atteint rarement les 2 000 heures par an en restant modestement juché à 1 880 heures en moyenne.

Economie, entreprise, agricole, industriel

Economiquement, la Vienne respecte une tendance assez consensuelle dans le Poitou : la mise en valeur et le respect de l’agriculture, qui occupe 68% de la surface du département. Le cheptel est réparti en fonction d’une production finalement très variée, allant des céréales (50.8%) aux oléagineux (18.4%) en passant par la vigne (1%). Une attention particulière est cependant accordée au secteur étant donné la réduction par deux des exploitations depuis 2000, induisant une répartition des terres toujours plus large, pour seulement 4% de la population active.

Pour ce qui est de l’industrie, elle s’est principalement développée entre Poitiers et Châtellerault, avec une concentration des emplois du secteur aux alentours des 50%. Pour le reste, ils sont dispersés dans le département, pour une activité générale orientée autour de l’industrie automobile et aéronautique, ainsi que dans l’installation électrique et électronique. Le secteur représente 16.3% de la masse salariale totale du département.

Enfin, vous devez vous en douter, ce sont les services qui apportent la part la plus importante à l’édifice économique de la Vienne, ce fameux tertiaire puisqu’il rassemble à lui seul plus de 72.3% de la masse salariale. Ce qui a notamment permis de dynamiser le secteur, et qui a porté le coup à l’agriculture qu’on a constaté, ou en tout cas qui y a participé, réside dans l’installation du parc du Futuroscope dans le département, en 1987. Aujourd’hui, 1.83 millions 1.83 de touristes s’y rendent chaque année, ce qui a réorganisé les enjeux commerciaux des environs ainsi que les ressorts stratégiques de la Vienne.

Le département possédait un taux de chômage au dernier trimestre 2015, de 8.6%, ce qui reste très élevé dans un contexte général, mais le département ne s’en sort finalement pas si mal au regard du pays qui s’est fixé à 10.5% à la même période.

Attractivité touristique

Partons tout d’abord pour la belle ville de Poitiers, première agglomération du Poitou-Charentes. Elle est la ville aux cents églises, l’une des villes les plus monumentales de France au sens propre du terme. En qualité de telle, les amoureux d’histoire, de culture et d’architecture seront comblés, notamment grâce au baptistère Saint-Jean, à l’hypogée des Dunes, à l’Eglise Notre-Dame la Grande et enfin, grâce à la glorieuse Cathédrale Saint-Pierre ! Mais il y aura aussi, non pas une église, mais un palais à ne pas manquer : l’ancien palais des duc du Poitou, converti en palais de justice depuis. Bref, des trésors inestimables dont le plus ancien monument chrétien du monde occidental. Ah ? Nous venons d’en parler pourtant : le baptistère Saint-Jean date de l’an 360 de notre ère, ou en tout cas, sa partie centrale. Un haut lieu d’histoire et de recueillement. En ce qui concerne l’animation de la ville, elles sont multiples et pour la plus grande part de la vie nocturne, rendez-vous sur la rive gauche du Clain, à l’auberge du Pilori par exemple, ou encore dans les alentours du centre commercial Les Cordeliers ! Retenons cependant que Poitiers et ses alentours sont des espaces pétris par une histoire encore rémanente, aussi exceptionnelle que renversante par ses anecdotes et ses liens avec notre France d’aujourd’hui. Pour aller, plus loin, nous vous recommandons également les villes de Saint-Savin et Angles-sur-l’Anglin.

Nous en avons déjà parlé, et nous nous devons de revenir brièvement dessus : le Futuroscope. Une perle pour une petite virée en famille ou en couple, car il s’agit du troisième parc français le plus visité et ce n’est pas pour rien : une machine à voyager dans le temps avec un parcours en 3D et 4D, des films dynamiques avec des effets sensoriels, des spectacles vivants, des animations en plein air, de l’illusion, des walkthrough et plein d’autres attractions justifient combien le parc est une destination viennoise de premier choix ! Pour jeter un petit coup d’œil sur l’avenir et décoller un peu, la tête dans les hautes sphères, le Futuroscope est là pour vous. Pour encore plus d’animations à base de parcs et de zones aménagées pour le tourisme de sensation, vous pourrez aussi vous rendre à la Vallée des Singes à Romagne ainsi qu’à l’aquarium de Loudun. Enfin, pour des frissons plus intenses, pourquoi ne pas commencer par un saut à l’élastique à l’L'Isle Jourdain ? Je vous laisse décider.

Saveurs

Ah, le Poitou, toujours là pour nous impressionner par son histoire, et c’est aussi l’occasion pour le département de la Vienne d’avancer sur le devant de la scène culinaire, des mets d’une ancienneté succulente.

Commençons tout d’abord par le légendaire farci poitevin ! Ce plat est un emblème du Poitou, tant et si bien que chaque département de la région a sa version. En ce qui concerne celui de la Vienne, il est si difficile à réaliser qu’on dit qu’il est nécessaire d’en réaliser trois avant d’en réussir un ! Le processus de cuisson étant d’une lenteur extrême et les ingrédients variant en fonction des saisons, sa complexité tient souvent à un timing composite ainsi qu’à une association de saveurs insoupçonnées : oseille, choux, salade, bettes, oignon, poireaux, persil, épinards, ail, lard et j’en passe, rentrent dans sa recette. Le résultat est bien souvent improbable, ce qui en fait à la fois un défi et une spécialité indétrônable dans le paysage viennois.

Le macaron de Montmorillon est aussi une déclinaison emblématique d’une spécialité originaire d’Italie, le macaroni. Encore une fois, notre bonne Catherine de Médicis y est pour quelque chose puisque c’est elle qui a rapporté cette recette avec elle au XVIème siècle ! Ronds, gonflés, dorés, ils ne revêtent pas la même apparence qu’on prête d’habitude aux macarons, mais ils sont d’une gourmandise bien égale. Des amandes, des blancs d’œufs battus en neige et du sucre : la même recette que les macarons de Lorraine, mais un résultat bien différent, attestant d’un savoir-faire crucial dans la confection desdites merveilles sucrées. Par la même, vous apprendrez que cette recette a été aussi populaire en particulier parce qu’en Vienne, au XVIIème, l’arbre fruitier le plus répandu était l’amandier !

Le Saviez-vous ?

Pendant plus d’un siècle et demi, entre 1819 et 1968, l’économie du département a été épaulée par une production d’armes qui a laissé la place à un musée d’armes en particulier.

Tous les ans et depuis 1995, Poitiers met en place les Polychromies sur la façade de Notre-Dame la Grande, un festival de couleurs animées.